21 mars 2007
Tarte sucrée aux Panais
- Rhooooo la honte…
- Oui, mais je le connais maintenant !
- Ouais ouais… on s’rattrape comme on peut...
Je n’avais jamais eu l’honneur d’être présentée au panais…
et j’ai donc dû forcer le destin ! Au lieu de choisir une recette salée
(pourtant j’en ai pas mal) pour tester ce légume « oublié », j’ai eu
envie de faire une tarte sucrée. Je crois que c’est le lait de coco et la
cannelle qui m’ont corrompue.
Merci merci les filles de m’avoir offert ce petit
livre : «Légumes oubliés, je vous aime...». Il m’a permis de
tester également le topinambour, quel délice… et le radis noir !
En préparant les panais, je n’ai pas pu m’empêcher de le
goûter cru. Je ne sais pas pourquoi, mais les légumes ont un pouvoir sur moi…
je ne peux leur résister ! Le problème est que je crois avoir fait une
allergie au panais cru… alors, je ne sais pas si c’est connu, mais c’est
véridique. Ca m’a pas mal gratté la gorge, et j’avais l’impression que ma
trachée se resserrait… le bonheur quoi ! Ca m’rappelle une fois où j’avais
oublié une de mes allergies… et que j’avais goûté du pollen ! Ben oui,
c’est bien le pollen, mais quand on est allergique… au pollen... ben ça
l’fait moins déjà ! Ouais je sais… je suis très douée…
Bref, voici une bonne petite tarte parfumée, qui ne m’a pas empêchée de respirer. Ouf !

- 1 pâte sablée
- 600g de panais
- lait et eau
- 2 cuillères à soupe de miel liquide
- 10 cl de lait de coco
- 3 œufs
- zeste d’1 orange
- cannelle
Le fond de tarte
Mettre la pâte à tarte dans un moule.
La piquer, mettre des haricots secs ou des lentilles avec un
papier sulfurisé entre, et la pré-cuire à four th.6 (180°C).
Les panais
Les peler, les laver et les couper en rondelles.
Les mettre dans une casserole, et les recouvrir de lait et d’un verre d’eau.
Porter à ébullition et laisser cuire 15 minutes environ.
Les égoutter et les écraser au presse-purée dans un
saladier.
La garniture et la tarte
Incorporer à la purée de panais, le miel, le lait de coco, les œufs battus, la cannelle au goût et les zestes d’orange.
Verser sur le fond de tarte et cuire 30 minutes environ.

Cette tarte est assez douce. On sent bien le lait de coco, l’orange et la cannelle… mais finalement on
se rend moins compte du goût du panais. Pour une première expérience, il aurait
mieux valu faire une recette plus simple. Mais c’est une tarte très bonne et
nutrivive malgré tout !
Source : "Légumes oubliés, je vous aime..." de Béatrice Vigot-Lagandré
Fricassée Topinambours/Pommes de terre aux Champignons
- C’est quoi ? de l’artichaut ?
- Non, du topinambour…
- J’sais pas si ça m’rassure…
On va encore me dire que ce n’est pas bien d’assimiler un
goût à un autre… En effet, le topinambour n’a pas le même goût que l’artichaut…
tout comme le sésame n’a pas vraiment un goût de cacahouète. Mais, pour des
personnes ne connaissant pas trop le topinambour… et je ne pense pas me tromper
en disant que c’est le cas de beaucoup de personnes… eh bien ça permet de
situer un peu mieux la chose.
Aimant l’artichaut, je dirais que le topinambour c’est
encore meilleur. J’irais même jusqu’à dire (ne me lynchez pas par pitié) que ça
a un goût d’artichaut fumé. C’est dire si c’est bon ! Le pied !
Le topinambour goûté juste comme ça… sans superflu, sans fioriture… c’est limite l’extase, alors imaginez avec des champignons des bois, de l’ail, une échalote… et de la crème ! Qui n’aimerait pas ?
Va falloir que vous attendiez la saison des champignons… Ma mère avait des champignons surgelés, c’pour ça qu’on s’est offert cette petite folie. M’enfin… reste les champignons de Paris ! ;)

Pour 6 personnes
- 400g de topinambours
- 200g de pommes de terre
- champignons des bois
- 1 gousse d’ail
- 1 échalote
- huile d’olive
- crème fraîche (ou crème soja liquide)
- sel et poivre
Pré-cuire les pommes de terre et les topinambours, dans une cocotte avec de l’eau salée, environ 20 minutes.
Les peler et les couper en rondelles.
Emincer ou hacher l’échalote et l’ail.
Les faire suer dans une sauteuse, avec un peu d’huile
d’olive.
Emincer les champignons.
Les ajouter, et faire cuire jusqu’à ce que l’eau soit
évaporée.
Incorporer les légumes, la crème, et remuer.
Saler, poivrer, et cuire à couvert.

Source : "Légumes oubliés, je vous aime..." de Béatrice Vigot-Lagandré
Salade d’Azukis à l'Echalote et trio de Riz au Gomasio
Vous connaissez les azukis ? Non ? Si ? Eh
bien moi, je viens de les découvrir. Où ça ? Devinez… En biocoop bien sûr !
Je les ai trouvés tout mignons ces petits haricots rouges
japonais. J’en ai donc achetés en vrac (vive le vrac !), et après… bé il a
bien fallu que je trouve une recette !
J’ai eu la chance d’avoir plein d’livres de cuisine de la
part de mes meilleures amies pour mes 25 ans, dont celui qui m’a inspiré :
« Recettes végétariennes du monde entier » de Garance Leureux. La
collection « Recette végétariennes du monde» aux éditions La plage
est vraiment géniale. J’aurais envie d’avoir tous les livres la constituant,
mais bon… celui-ci fait un bon petit tour d’horizon pour commencer.
Voici donc la salade d’azukis, qui suit de près le billet sur la cuisson des légumineuses, proposée dans cet ouvrage
regorgeant de bonnes idées, avec quelques modifications.

Pour 3 personnes :
- 100g d’azukis secs
- 1 branche de thym ou romarin
- 1 morceau de wakamé ou de kombu (algue sèche)
- 1 échalote
- 1 cuillère à soupe de sauce soja (tamari)
- 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre (à défaut de vinaigre de riz)
- 2 cuillères à soupe d’huile de sésame
Trempage des azukis
Les faire tremper une journée minimum dans l'eau.
Pour les faire pré-germer (ce qui est mieux), il faut alors compter 3 à 4 jours, en changeant l'eau régulièrement.
Cuisson des azukis
Couvrir d’eau les azukis.
Mettre un morceau d’algue sèche dans l’eau : l’équivalent d’une cuillère à soupe.
Faire cuire 20 minutes sur feu doux.
Ajouter ensuite 1 petite branche de thym ou du romarin.
Continuer la cuisson durant 30 minutes.
Egoutter les azukis, et enlever le thym ou le romarin.
Marinade asiatique
Dans un saladier, mélanger le vinaigre, l’huile et la sauce soja.
Ajouter l’échalote hachée finement.
Une fois que les azukis ont tiédi, les mélanger à la marinade.
Pour accompagner cette bonne salade d’azukis, j’ai cuit un trio de riz bio très bon. Je n’ai pas salé l’eau de cuisson et l’ai parsemé de gomasio.

L’ensemble était très sympa pour un repas du soir !
Source : "Recettes végétariennes du monde entier" de Garance Leureux
La Cuisson des Légumineuses
Je fais mon houmous avec des pois chiches secs, il faut donc
que je les cuise. Récemment j’ai découvert également des petits haricots rouges
japonais que l’on trouve en vrac en biocoop : les azukis.
Le problème avec les légumineuses, c’est que si elles ne
sont pas bien préparées, elles deviennent peu digestes. Et moi, le ventre qui
gonfle après avoir dégusté un bon houmous, je connais ! Enfin… je
connaissais… ;)
J’ai acheté, il n’y a pas si longtemps, un livre bourré
d’informations sur les produits bios, écrit par Valérie Cupillard :
« Cuisiner bio, mode d'emploi ». Et c’est grâce à ce livre
qu’aujourd’hui je peux savourer un houmous ou une salade d’azukis sans risquer
de jouer à la montgolfière.
Vous voulez connaître le secret ?
Ok, suivez-moi !

La trempette
Tout d’abord, il est nécessaire de faire tremper les légumineuses dans de l’eau durant au moins une nuit. Ca les ramollit un peu et du coup la cuisson est moins longue.
Le mieux est même de les laisser tremper plusieurs jours, en
changeant l’eau régulièrement, pour les faire pré-germer. Cela permet
d’augmenter leurs bienfaits nutritionnels. Le temps de germination n’est pas le
même pour toutes, donc il faut les observer, et quand le germe commence à
sortir, elles sont prêtes à cuire ! Pour les pois chiches, ça va de 1 à 2
jours… pour les azukis, c’est plutôt 3 ou 4.
Le pouvoir des algues
Il y a deux algues très utiles pour la cuisson des légumineuses : la wakamé et la kombu. Elles ont un pouvoir émollient sur les fibres, ce qui permet encore de réduire le temps de cuisson et contribue à une meilleure digestion de ces légumes secs. Génial non ?
Il suffit donc de mettre un morceau d’algue sèche au début
de la cuisson : l’équivalent d’une cuillère à soupe.
Les bienfaits des plantes aromatiques
Cela va moins vous surprendre, mais certaines plantes sont bénéfiques pour la digestion. Il est donc intéressant de les intégrer, elles aussi, dans la cuisson des légumineuses.
On peut mettre au choix du thym, du romarin, de la
sauge, de la sarriette, une feuille de laurier…
La cuisson
Le temps de cuisson est variable, mais la marche à suivre reste la même.
Il faut ajouter un morceau d’algue wakamé ou kombu en début
de cuisson puis, au bout d’une vingtaine de minutes, la ou les plantes
aromatiques de votre choix.
Les exceptions
Certaines légumineuses ne nécessitent pas tout ce mode préparatoire, la lentille corail en fait partie. Elle peut se cuire en même temps que d’autres légumes, ce qui est bien pratique pour faire une soupe complète par exemple.
J’ai mis LES exceptions, car peut-être il y a en d’autres.
Pour le moment, je n’en connais pas. A vous de me dire si vous avez d’autres
infos. ;)
Source : "Cuisiner bio, mode d'emploi" de Valérie Cupillard

